September 1, 2008

Stéphane Fyfe, alias Mystical Soul: à démarche spirituelle sincère, heavy metal accrocheur

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La chronique du 1er septembre 2008 présente Stéphane Fyfe, alias Mystical Soul (www.myspace.com/mysticalsoulrecording).

Sincère et persévérant, Stéphane a commencé à se documenter sur diverses pratiques de méditation il y a dix ans, en même temps qu'il approfondissait sa connaissance de la musique. Plein d'une sagesse qu'il dit être plus facile à mettre en pratique ou en musique qu'à conceptualiser, Stéphane est un courageux qui a créé son propre rythme de vie, en marge de la société ou de la ville.

Méditation et musique, plusieurs heures par jour; il vit chichement afin de s'investir dans des projets qui le font évoluer. D'ailleurs, m'apprend-il, il ne veut pas cacher les versions antérieures de ses chansons, et espère plutôt qu'en donnant accès aux améliorations de son produit, il encouragera les artistes qui hésitent à se mettre au boulot. Il s'agit de trouver un filon, dans la pierre, se salir les mains pour en extraire un peu de matière précieuse, et ensuite, seulement, s'adonner à la joaillerie qui permettra au génie de montrer sa valeur.

À l'origine autodidacte interprétant tous les instruments de ses chansons, Stéphane est dernièrement passé au stade de leader du groupe Mystical Soul! Avec un guitariste et un batteur professionnels, il revisite ses chansons et en invente de nouvelles, spontanément, intuitivement, comme aime-t-il à le mentionner.

Pour discuter avec lui ou s'informer de l'évolution du projet, des éventuelles dates de spectacle, allez à www.myspace.com/mysticalsoulrecording.

 

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August 6, 2008

Andréanne Laframboise, chanteuse classique pétillante

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La chronique d'aujourd'hui présente une entrevue enregistrée en compagnie d'Andréanne Laframboise qui, à l'époque où elle était une grande adepte de rave, a entrepris une formation de chant classique.

Au cours de la rencontre, ponctuée du rire cristallin de l'artiste, je demande à Andréanne d'expliquer de quelle façon on peut passer d'un milieu in à celui des études du chant classique, dénigré à tort par certains. C'est le lyrisme du chant classique qui a attiré Andréanne. Aussi, à vingt ans, elle se considérait trop vieille pour se lancer dans la maîtrise d'un instrument autre que la voix. Le résultat est si rafraîchissant qu'on est loin de lui reprocher ce choix… 

Aujourd'hui, après un baccalauréat en chant classique, elle recherche des projets hybrides: improviser lors d'un rave, avec un DJ, projet de jazz, ou… monter un spectacle burlesque qui lui permettrait de s'amuser à laisser exploser sa sensualité. Charmante de timidité, Andréanne compense par une grande dose d'audace lorsqu'elle se met dans la peau d'un personnage.

La preuve? L'extrait d'un récital qu'elle a fait ce printemps et qui termine l'entretien, "Das Mädchen spricht" de Brahms.

Pour la rejoindre (cours de chant, projets musicaux): alaframboise1@gmail.com

 

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July 23, 2008

Michel Hellman, auteur d'un blog dessiné

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La chronique du 23 juillet 2008 porte sur Michel Hellman, illustrateur et auteur du blog dessiné lifeinapanel.blogspot.com (voir l'image plus bas, à titre d'exemple). Son rêve? Dessiner plus vite pour rendre davantage des choses cocasses qu'il remarque tous les jours.

La chronique commence avec un "Gare au gori-i-i-i-ille" de Brassens, choisi avec humour par Michel Hellman qui se représente, dans son blog, sous les traits d'un ours. Pourquoi? Il explique que le choix a été plutôt spontané et a permis de mettre fin aux questionnements du type: "Suis-je en train de me représenter trop beau? Trop laid?" Selon lui, il ne faut pas voir dans cette décision quelque concept théorique vaseux. Au contraire, j'explique que l'ours serait l'affirmation de la simplicité et du tangible, un pied de nez à l'évanescence pratique de l'observateur (dont la personnalité peut être étirée jusqu'à devenir un paysage flou filtrant le réel) ou à celle de l'analyste qui cache sa subjectivité derrière les lunettes de plastique à gros nez de l'Institution ou de l'objectivité.

Mes propos intellectuels ne sont pas gratuits. Michel Hellman a étudié l'art contemporain et est critique pour Le Devoir. Il déplore l'hermétisme convenu de certains, en art contemporain: par "contemporain", on prédisposerait plutôt à l'ouverture au monde actuel, à la société, au public en général. La bande dessinée, selon Michel Hellman, sert de pont, accueille les amateurs comme les connaisseurs et permet la transmission de messages qui passeraient plus difficilement si un support plus conservateur était utilisé (ex: Persépolis).

J'ai demandé à Michel Hellman s'il n'était pas devenu esclave de son blog, à l'instar de Conan Doyle (Sherlock Holmes) ou de Maurice Leblanc (Arsène Lupin)? Michel Hellman considère le blog comme un travail - une vocation, dirais-je, par le plaisir et l'énergie qu'il y met - et a à coeur ses lecteurs. Il remercie tous ceux qui lui envoient des commentaires et lui permettent ainsi de sentir la portée de ce qu'il voit, puis dessine du monde.

Je parle de monde… le terme "environnement" serait plus juste, En effet, Michel Hellman, Montréalais du Mile-End, ne dessine pas les aventures d'un personnage à des kilomètres de lui. Il rend compte, avec humour, de ce qu'il vit et s'il met en images une histoire qu'il a entendue autour d'un feu, il la raconte en provenance de la bouche même du conteur. Par exemple, ci-bas, plutôt qu'un "voyage au centre de la terre", le voici qui fait ressortir l'extraordinaire de l'infiniment normal, dans son "périple au parc de la Vérendrye", en compagnie de sa copine Mélisande.

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Amoureuse des belles dynamiques humaines, je n'ai pas pu résister à inviter, à l'entrevue avec l'auteur, Mélisande, ladite conjointe et l'un des personnages récurrents du blog. Qu'est-ce que cela fait d'être un personnage de blog, ai-je demandé à la sympathique blonde? "Flatteur… dit-elle, et un peu effrayant", puisque si elle peut critiquer après coup le blog de Michel, elle n'a pas droit de regard pendant la création. La censure, non merci. La critique, cependant,, Michel Hellman l'accueille et le fait sérieusement. Cela dit, que ses amis se rassurent… le trop intime, Michel Hellman le garde pour les pages secrètes de son propre journal: il souhaite divertir, amuser, égayer et respecte ce qui a trait à sa vie privée et à celle de ses pairs.

Pour plus d'informations: lifeinapanel.blogspot.com

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July 9, 2008

JPP, photographe d'art de rue et joaillier d'ustensiles d'argent

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La chronique du 9 juillet 2008 porte sur JPP, originaire de France, globe-trotter immigré à Montréal depuis une dizaine d'années. Son site, JPPWEB.COM présente plusieurs objets surprenants et une collection de clichés de graffitis montréalais.

En bas de la page, des photos de l'entrevue (gracieuseté de N.Thibout) sont disponibles.

JPP et sa conjointe, Nathalie, ont décidé de faire leur part pour la planète. Non seulement n'ont-ils pas de voiture, mais aussi récupèrent-ils sur la rue ce qui leur permet de recréer des meubles qu'ils ont notamment observés dans des boutiques réputées. Chez eux, tout (ou presque) a reçu une deuxième vie, jusqu'à un faux mur de briques fait à partir de briques trouvées, puis coupées sur le long, "pour que ce soit moins lourd". Nathalie me dit: "Il vaut mieux avoir un petit chez nous plutôt qu'un grand chez les autres", d'où le code d'honneur que le couple met à fabriquer la majeure partie de ce qui les entoure.

Lors de la chronique, JPP nous parle d'abord de ce qui l'a inspiré à fabriquer des bijoux à partir d'ustensiles d'argent trouvés dans des brocantes montréalaises, tout en précisant que cette activités reste marginale. Compte tenu de la concentration, de la sensibilité nécessaires pour travailler au maillet le métal, il a besoin de créer des bijoux lorsque l'envie le prend. L'hiver, surtout. Le client doit être chanceux et arriver lorsque des bijoux restent à vendre: JPP ne prend pas de commande. JPP fabrique des bagues avec des manches de fourchettes à motif. Ses pendentifs sont créés à partir de cuillères ou formés de quelques branches de fourchette.

Aussi, JPP décrit sa passion pour l'art de rue de Montréal, préférant les fresques murales aux tags, mais prenant des photos de tout, revenant devant les mêmes sites muraux régulièrement pour noter l'évolution du dessin, des ajouts par d'autres graffiteurs, etc. C'est un archiviste. "Si je ne me démarque pas par la démarche - d'autres que moi photographient les graffitis -, je me démarquerai par le nombre de graffitis photographiés." Les graffitis de Montréal qu'il a photographiés s'élèvent à plus de 4000 et il aime, nous dit-il, sillonner les ruelles à vélo et tomber, par surprise, sur une fresque cachée.

En dernier lieu, en termes simples et éloquents, JPP offre un rapprochement entre la transformation d'ustensiles en bijoux et son travail patient d'archiviste d'art de rue. Avis à tous: il a sélectionné quelques clichés qu'il a rassemblés en un livre, Les Effets Murs. Que les éditeurs intéressés par ce circuit surprenant de la ville de Montréal se révèlent en visitant jppweb.com

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Ci-haut, JPP me montre quelques photos qu'il aimerait éventuellement voir exposées.

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Ci-haut, un pendentif fait à partir d'une cuillère martelée. Ci-bas, l'une des bagues de JPP qui présente le motif d'orchidée blanche qui se trouvait sur le manque de la fourchette d'origine. Les outils de JPP pour la joaillerie: enclume, étau et maillet. Il a développé sa propre technique pour que les bagues obtiennent une forme parfaitement cylindrique… À chaque artisan son secret.

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Ci-bas, JPP et moi, devant son atelier au coin de Rachel et Des Érables. En arrière-plan (et c'est de circonstance), une fresque murale. À mon cou, le pendentif cuillère photographié plus haut.

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June 25, 2008

Eleveneighty, groupe de musique

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La chronique du 25 juin 2008 présente des extraits d'entrevue avec les membres fondateurs du groupe Eleveneighty: Rachel (chant, paroles), LabRat (rap, paroles, clavier, mixage) et Franko (guitare).

Le groupe Eleveneighty tire son nom du lieu où les trois musiciens se sont rencontrés, soit le 1180 -onzequatrevingts - Saint-Antoine Ouest, un édifice de studios de pratique qui a vu défiler une panoplie de groupes, des plus connus aux plus discrets. À l'image de l'édifice qui abrite leur lieu d'expérimentation, leur LabRatory, leur musique est un mélange de plusieurs genres: jazz, hip hop, rap, hard rock, pour ne nommer que ceux-là. Bien qu'échappant aux étiquettes, leurs chansons restent accessibles, dynamiques.

Les extraits d'entrevue portent entre autres sur une description de la scène Hip Hop à Montréal par LabRat qui est producteur/réalisateur d'artistes hip hop. Rachel décrit le désir d'ouverture musicale qu'Eleveneighty espère inspirer chez ses auditeurs et Franko parle de l'évolution musicale de chacun des membres, par la mise en commun répétée de leurs inspirations musicales respectives… après tout, Rachel a étudié en chant jazz, LabRat oeuvre dans le milieu du hip hop et Franko a surtout fréquenté le milieu du heavy metal…

Pour plus d'informations: www.myspace.com/eleveneighty

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June 11, 2008

Caillasse Le Band, groupe de musique

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Cette chronique présente quelques extraits d'entrevue avec le leader du groupe Caillasse Le Band: Caillasse en personne.

Ex-toxicomane, Caillasse pose un regard critique sur des travers humains qu'il connaît. Empruntant le reggae pour alléger une réalité truffée d'apprentissages, Caillasse manie aussi l'humour et une prose poétique, résolument engagée. La chronique se termine avec un extrait de la chanson Les violons qui traite de la dépendance affective de façon imagée et avec une dérision qui permet à toute situation d'être envisagée avec distance, sans condamnation, comme une étape parmi d'autres. Caillasse aborde aussi l'importance du travail d'équipe et celle de vraiment s'engager lorsqu'on espère voir des rêves se concrétiser.

Plus d'infos: www.myspace.com/caillasse

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June 10, 2008

PRÉAMBULE À LA CHRONIQUE "CRÉATEURS URBAINS"

Elyssa Porlier écrit:

J'aime la création et les créateurs. Suis allergique aux rencontres Tupperware à moins que des mordus d'hermétisme (je fais allusion aux contenants de plastique étanches) n'y soient présents et n'injectent à la réunion un sérum de passion.

Cette chronique est destinée à présenter des portraits de créateurs montréalais, plus ou moins (in)connus. Leur point commun? Ils ont tous eu le temps d'éprouver la rencontre entre leur projet artistique et la société. Ils sont déjà des routards sur le sentier de leur vie et leur projet est enclenché. Je désire mettre de l'avant des gens dont la réflexion viendra éclairer celle des autres, sinon simplement les rassurer: d'autres fréquentent donc le chemin le moins fréquenté?…

La plupart des artistes le diront: il n'y a plus de marge lorsqu'on arpente résolument le sol qui nous convient. La cohérence advient de l'intérieur, d'abord, puis de l'audace de l'artiste qui organise sa vie pour qu'elle épouse ses nécessités intérieures.

D'une chronique à l'autre, deux fois par mois, un nouvel univers est révélé. D'une chronique à l'autre, je compte bien, aussi, m'améliorer… car issue des études littéraires, j'OSE la radio: un rêve que je réalise. :)

Pour me contacter:

elyssa_porlier@hotmail.com

www.myspace.com/elyssaporlier

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May 30, 2008

La saison des festivals

Que de choix pour se concocter un été tout en musique classique ! Voici tout de même quelques adresses, histoire que vous puissiez vous y retrouver. Bonne saison de festivals !

À Montréal :

Festival Montréal Baroque : www.montrealbaroque.com

Orchestre métropolitain : www.orchestremetropolitain.com

Concerts populaires de Montréal : www.orgueetcouleurs.com

Série Mozart Plus : www.osm.ca

En région :

Centre d'art d'Orford : www.arts-orford.org

Festival de Lanaudière : www.lanaudiere.org

Domaine Forget : www.domaineforget.com

 

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May 8, 2008

Salon du Meuble de Milan 2008

C'est au mois d'avril dernier qu'avait lieu le Salon du Meuble de Milan Edition 2008.

Malheureusement rien de vraiment nouveau cette année, plutôt une confirmation des grandes lignes aperçues en 2007.   Voici celles qui ont retenues l'attention.  Tout d'abord Philippe Starck suscite encore tout l'intérêt malgré le fait qu'il affirme ne plus vouloir faire du design car il considère cette acrivité de futile.  Facile à dire maintenant qu'il est le maître du design français et italien.

                                 meubles couleur.jpgassemblage.jpgtissage.jpgnéo-rustique.jpg

Première tendance remarquée est celle de la présence de toutes les couleurs possibles.  Aucune ligne directrice, tout est permis.  Le choix de plusieurs couleurs se manifeste différemment cette année, elles sont juxtaposées sur une même pièce. 

La tendance suivante traite de l'assemblage.  Là encore ça se confirme, les designers, influencés par la récupération, ont développé l'assemblage d'objets disparates pour créer de nouveaux meubles.  Les sofas contemporains avec dossiers de chaises Louis XVI, tables avec fauteuils ou éléments de plusieurs styles et époques, sont les résultats de cette nouvelle voie.

Le tissage et le tressage reviennent plus que jamais.  Les meubles semblent plus aériens.  Les nouvelles technologies permettent d'avoir des structures d'acier recouvertent de fils de PVC pour nos conditions extérieures.

La dernière tendance observée, mais non la moindre, est le Néo-RustiqueTout droit sortie d'une grange les:  fourche, seau, lampe à l'huile sont recouverts d'or, oui, oui d'or.  On y trouve aussi des marmites et ustensiles de sorcières fabriqués par des artisans.  À l'extrême, on observe des pièces Néo-rustiques presque préhistoriques  par leur traitement de terre cuite travaillée sous la pression des doigts.

Le Salon du Meuble de Milan est un "must" mais les salons extérieurs sont davantage prisés.  Le Pavillon Satellite, reconnu pour ses jeunes talents et créateurs du monde entier, a reçu cette année le collectif québécois SAMARE.  Leurs meubles de babiche ont suscités énormément d'intérêt.

info: www.creativitemontreal.com

 

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May 1, 2008

Violon solo, ça vous dit quelque chose ?

 

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Denise Lupien est violon solo de son métier. Celle qui se lève avant l'entrée du chef d'orchestre, et fait accorder tous les musiciens. Derrière ce rituel se cache des montagnes de travail. Denise Lupien, violon solo de l'Orchestre métropolitain du Grand Montréal depuis 26 ans, nous en parle. Un portrait de Daniel Constantineau.

Denise Lupien.JPEG

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